De Miami à Montréal en kayak

parce qu'il prend le temps…

Passe-moi le marteau.

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René va faire une pause à Ste-Augustine, plus longue qu’il ne l’avait prévu.  On gage ?  Je vous entends réfléchir.  Eh ben non !  S’il est vrai qu’à 20 ans, lors de notre world tour, on prolongeait indûment nos séjours en certains endroits, (endroits parfois perdus et sans intérêt), pour des raisons bassement sexuelles, ici notre voyageur, va interrompre son voyage pour diriger un chantier naval.  Vous pariez ? 

Je vous raconte.  René se promenait au bord de la mer en direction d’un phare (genre de tour inhabitée qui projette de la lumière sur l’eau pour signaler aux bateaux de quel côté se trouve la rive) qu’il avait remarqué depuis la fenêtre de sa chambre d’hôtel.  Il s’approche et apprend qu’un festival de phares s’y tient.  L’accueil est chaleureux, à tel point que les organisateurs lui offrent un hot-dog.       

Soudainement, alors que les festivités de la journée sont sur le point de se terminer, le regard de l’homme coque se tourne vers un bateau de bois en construction.  Devant l’intérêt que René manifeste envers ce navire, un festivalier lui présente le directeur d’un programme archéologique maritime, M. Samuel P. Turner.  Ensemble ils ont longtemps causé de ce bateau en chantier, la réplique d’une nacelle qui voguait sur les mers au 18ème siècle.  M. Turner a eu la bonne idée d’inviter René à participer à ce chantier.  René lui a répondu qu’il ne peut s’engager maintenant dans un pareil projet mais lui a promis de revenir un jour.  Connaissant René, il doit être tourmenté par la proposition qu’il ressent comme un saint appel.  Faut savoir que René, non seulement trippe-t-il sur la navigation, mais trippe aussi sur le travail du bois.  Son appartement du Plateau a l’air d’un atelier d’ébéniste.

Demain, à l’invitation de M. Turner, René va rencontrer toute l’équipe du chantier.  Il se dira ceci “Je voyage plus rapidement que prévu.  Les températures des États que je vais traverser ne sont pas suffisament clémentes pour le moment.  Envoye, passe moi le marteau.”

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/21 à 23:23

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Deux de plus que le guide

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René a généreusement répondu à une question que d’autres m’ont demandé de lui poser.  Que transporte-t-il dans son kayak, m’a été demandé quelques fois.  Il y répond si bien sur son blog que je me garderai de tout répéter.   Je vous ennuierais.  Je vous dirige plutôt vers ce post, rédigé ce week-end.  D’ailleurs, quiconque prévoit se lancer dans une aventure comme la sienne en kayak n’aura qu’à s’inspirer de son interminable liste à laquelle il a omis de mentionner des éléments comme le dentifrice, le shampoing, le bâton antisudorifique,…   Je note qu’il n’est pas surchargé de sous vêtements.  Cela me rappelle une randonnée de ski de fond qu’a fait un copain au Yukon il y a quelques années.   Lors de cette “expédition” glaciale, combien avait-il apporter de petites culottes ?  Trois.  2 de plus que son guide qui revenait d’une randonnée de trois semaines.  Détail intéressant, le guide, bousculé par un départ précipité, n’avait pas eu le temps de faire une petite lessive avant de repartir à la tête d’un nouveau groupe.  Le guide s’appelait… René.

René est toujours en Floride à quelques kilomètres de la Georgie.  Parce qu’il doit freiner sa fulgurante progression vers le nord en raison de  températures plus froides, il s’est arrêté quelques jours à Ste-Augustine où réside 15000 habitants.  C’est la plus jolie ville de l’État, selon lui.  Ste-Augustine est aussi la ville la plus ancienne de tout le pays.  Wiki m’apprend qu’elle a été fondée par les Espagnols en 1565, après qu’ils eurent chassé les Français qui avait établi un poste l’année précédente.  Des photos (affichées sur son blog), qu’a prises René, nous montre un splendide hôtel construit au 19ème siècle qui a été converti en école d’arts.   Remarquable !   Un fini architectural qui rappelle la vieille Europe.

Demain, 15 centimètres de neige vont tomber sur Montréal.   Outre les cabanes à sucre qui bénéficieront de cette fraîche neige pour y couler leur tire, qui s’en réjouit ?  René.

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/20 à 23:21

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… de quilles

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René, toujours en Floride, a failli bousiller le départ d’une régate.  En effet, à sa grande stupéfaction, René observait des voiliers allant dans toutes les directions au moment où il faisait son entrée dans la marina de Ste-Augustine (entrée qu’il aurait souhaitée plus discrète).  Il faut savoir que le départ d’une course de voiliers a quelque chose de surréaliste.  Contrairement à une course de Formule 1, où les bolides sont au point mort, attendant que la 5ème lumière scintille avant de décoller, le départ d’une course de voiliers se fait en mouvement.  Les voiliers prennent un erre d’aller avant que le signal ne soit donné sans jamais dépasser la ligne de départ.  Or, c’est dans ce tas de voiliers qui s’agitent comme des électrons dans une baie trop petite pour accueillir autant de bateaux qu’apparaît notre G.I. Joe des temps modernes.  Comment on dit ?   Un chien dans un jeu de quilles.  L’histoire ne nous dit pas s’il a gagné ou s’il s’est fait expulser du pays.

René, dans son plus récent article, explique bien les nombreuses raisons qui le motivent à voyager à l’intérieur des côtes plutôt que sur l’Atlantique.  Sur l’océan il n’aurait vu que des hôtels et des ballons d’eau.  Il est vrai que la navigation est plus rapide, qu’il y a moins de bateaux desquels il ait à se méfier et qu’il n’y a pas de courants freinant sa course.  En contre partie, sur l’océan il n’y a pas grand chose à voir, on s’y sent plus vulnérable, les vagues y sont plus grosses, aucune possibilité d’accoster.  Aussi, il faut calculer le moment précis où entrer et sortir de l’océan selon que la marée est haute ou basse.  Ce dernier facteur est important car les places où camper se trouvent souvent à l’intérieur des côtes.  Cela signifie. notamment, que notre brave ami, pour s’engager dans l’intracoastal, doit parfois attendre que les voies maritimes, qui y donnent accès, aient un niveau d’eau suffisant.  Encore faut-il qu’il retrouve LA voie le ramenant sur l’intracoastal.  Well…   Il n’a pas renoncé à naviguer sur l’océan mais, jusqu’ici, ce plan d’eau ne lui en a pas donné l’envie ni les raisons.

Note de René :

L’entrée dans les « inlets », c’est comme ça que les Américains nomment les ouvertures entre la mer et l’intérieur des terres, est un endroit où les courants peuvent être violents. Il y a généralement assez d’eau pour sortir ou entrer mais il faut parfois attendre que le courant change de côté pour entrer ou sortir. Un phénomène impressionnant que l’on peut observer dans les inlets est formé par la rencontre d’un courant sortant et d’une houle entrante. Lorsque les vagues et le courant contraires se rencontrent, il se forme des vagues stationnaires formidables qui sont similaires aux vagues stationnaires sur lesquelles nous pouvons surfer à Montréal. Avec mon kayak à voile qui a la mauvaise habitude de plonger sous les vagues plutôt que de passer au dessus, ce type de vagues me ralentit énormément ou me propulse vers l’arrière. A l’entrée de la régate, il y avait ce type de vague mais j’avais assez de vent pour passer au travers.

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/17 à 22:16

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Titusville

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René était dans un camping à Titusville la semaine dernière.  Dans un précédent article j’ai fait allusion à ce camping où il a trouvé refuge, le jour suivant une nuit fort mouvementée (on se souvient que le déluge a presque emporté notre Tintin au Wyoming).  Toujours est-il que Titusville est une ville voisine à Cap Canaveral.  René nous apprend que ce n’est pas une destination que l’on peut qualifier de trésor culturel.  D’ailleurs un touriste éveillé en identifie facilement les attraits et en fait le tour rapidement (comme une sorte de village-relais, genre).  Bref, une ville de rien, un point sur la carte, une place qu’on ne choisit pas au moment de tracer son itinéraire mais plutôt un endroit où l’on échoue.  René a tout de même jugé bon de nous en faire un petit portrait digne d’être publié dans la prochaine édition du Routard :

Le tourisme s’articule autour de trois axes: Publix, supermarché qui propose une intéressante collection de romans cow-boy, Walgreen, pharmacie qui vend des condoms sur ordonnance et China Wok, restaurant chinois qui s’obstine à ne pas proposer des frites à sa clientèle.

Si au départ, l’homme coque, prévoyait naviguer tantôt sur l’océan, tantôt sur le continent aujourd’hui il ne voit guère pourquoi il s’embêterait à voyager sur l’Atlantique, le long de sa côte.  D’une part ce plan d’eau est plus hostile à la navigation en kayak et d’autre part le paysage y est beaucoup moins divertissant.  Les occasions de faire des rencontres sur l’océan sont probablement moins bonnes.  L’homme est fondamentalement social.

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/14 à 23:03

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Pas de place pour deux

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Après les bombes, les fusées.  Les fusées, René les observe à Cap Canaveral, où il se trouve depuis quelques jours.  Les bombes, elles, se trouvaient à Ghost Island, petite île où il s’était arrêté quelques jours plus tôt.   Dangereux ce voyage, quand même…des bombes.  Capable de faire bien des dommages en plus.   Trois brunes et une blonde.   Je ne crois pas qu’il va en recroiser des dizaines comme celles-là dans les prochaines semaines.   J’imagine que les trailer parks de la Georgie auront pas tant à offrir.  Allez voir les photos et les vidéos sur son blogue anglo. Y’a pas que des lézards et des buses.  Si vous lisez l’anglais, prenez quelque minutes de plus pour le lire.   C’est excellent.   Il a du talent ce René.

Des vrais dangers par contre, il en rencontre. “J’ai même pas eu le temps d’ouvrir la bouche tellement j’ai eu la chienne” me dit-il au téléphone, me racontant qu’un intrus avait, plus tôt dans la semaine, essayé de monter dans son kayak.   Pas vraiment essayé, plutôt forcé à monter.   René en arrachait en naviguant dans des vagues un peu trop grosse pour son embarcation, à un point tel qu’à plusieurs reprises, le kayak se noyait sous les vagues, s’immobilisait, et refaisait surface en flottant.   Bref, ça brassait!   Lors d’une des explorations sous-marine de son kayak, René réalise que l’avant de ce dernier frappe quelque chose sous l’eau.   Non seulement il frappe la chose, mais la chose en question est rendue sur le devant du kayak, et glisse vers René, avant de frapper le mât et retourner à l’eau en se débatant comme un diable dans de l’eau bénite.  Difficile de ramasser pire comme auto-stoppeur: un requin!   Oui, un requin, que René estime à 1,3 mètres de longueur (pour l’avoir vu de près).   Pas énorme vous direz, mais imaginez les dommages que ça peut faire, pas seulement à René, mais au bateau, équipement, etc.   Parce que normalement, quand ça panique, un requin, ça fait ce que ça fait de mieux; ça mord.    Il s’en est tiré avec une ta$%?ac de bonne peur.   Le requin aussi.

Rédigé par jean-jacques

2011/03/13 à 23:25

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Rambo

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René, un gars pourtant si prévoyant, a sousestimé la température qu’il ferait en montant vers le nord à ce stade-ci de l’année.  Tout indique qu’il va interrompre sa course une dizaine de jours.  Plus tôt cette semaine, il a planté sa tente sur une île pour y passer la nuit.  Well…  La nuit a été éprouvante.  Un déluge l’a presque emporté.  Le pauvre, pour ne pas être étouffé par une tente qui voulait s’affaisser devait tenir à bout de bras et du bout de ses pieds les poteaux de son abri.  Alors qu’il avait le cul mouillé et regrettait le confort de son appartement sur le Plateau (endroit branché de Montréal convoité par les Français et les gens biens) René s’inquiétait de l’état de son kayak.  Si la voile s’était déroulée du mat, avec les vents violents qui faisaient rage, il est certain qu’elle était en lambeaux et que Rambo n’avancerait plus qu’au rythme d’un pédalo à la recherche d’un magasin nautique où l’on ne vend pas que des paquebots.   Après ce déluge René a retrouvé avec soulagement son bateau en parfaite condition.  Il a ensuite navigué jusqu’à un camping d’où il a pu constater les qualités absorbantes de son sleeping bag.  Notez que c’est la première fois depuis son départ de South Beach qu’il débourse pour un bout de terrain et les commodités proposées par le camping.

Peut-être qu’à mon retour de Toronto où je vais célébrer l’anniversaire de notre ami Stéphane, je vous raconterai l’épisode du requin.

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/12 à 11:56

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Trop froid

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René m’a enfin téléphoné.  Toujours en vie.  Son voyage va bon train.  Un peu trop même.  Il a déjà parcouru la moitié de la Floride.  Il est rendu non loin de Cap Canaveral où l’on fait des essais de fusées et autres engins qui volent dans l’espace.  Le temps à cette hauteur est évidemment plus froid qu’à South Beach.  Avant longtemps, notre jeune retraité va échouer une semaine sur une rive accueillante, le temps que la température grimpe un peu.  René m’a parlé d’une auberge de jeunesse grouillante de vie où il pourra décharger ses batteries et se refaire un équilibre mental.  Il songe déjà louer une boîte de camion dans laquelle il entreposerait son kayak pendant ce répit.

Petit rappel.  René tient un blog en anglais.  Au cas où…  miami2montreal.wordpress.com Je vous ai déjà dit tout le bien que j’en pensais.  Je vous invite à porter ce blog à la connaissance de vos amis.  Plus encore, demandez leur de s’inscrire.  C’est pas sorcier, t’inscris ton adresse courriel et c’est gratuit.  Il importe de savoir que le nombre de gens abonnés est une indication de l’intérêt que les internautes ont pour son voyage.  Ainsi, avant sa prochaine aventure, il pourra présenter à des commanditaires qu’il courtise de convaincantes statistiques.  Aussi, si beaucoup de gens consultent son blog, plus de médias couvriront son prochain voyage.  Actuellement quelques stations FM couvrent un peu ses activités: CKOI, BOOM et CFNJ.

Je salue Jean-Jacques Rousseau, compagnon de chasse de René qui a écrit un premier article intitulé F**K YOU MONEY.  Je lui disais hier, Bien dit JJ, en effet, F**K à l’argent.  C’est pas ce qu’il fallait comprendre.  Il m’a expliqué que René avait amassé assez d’argent pour dire F**K YOU à toutes ses obligations.  En avez-vous du F**K YOU MONEY ?  J’ai commencé à en mettre de côté.

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/11 à 01:10

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F**k you money

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Les premiers signes que René donna de cette expérience furent de me parler de son «f**k you money», l’an dernier. Ramasser assez d’argent pour être libre de partir quand il voulait, où il voulait, le temps qu’il voulait. Un programme de pré-retraîte. J’aimais le concept. Un projet, mais rien de concret. Une chose est sûre, il germait l’idée de partir pour un bon bout de temps. Où? Il ne savait pas. Quoi? Il ne savait pas plus. Ceux qui le connaissent moindrement savaient que ce ne serait pas quelque chose de conventionnel. Ce serait assurément inconfortable, critère important. Puis il essaya, l’été dernier, ce fameux kayak à voile. Le genre de jouet qui, entre les mains d’un hyperactif avec un taux anormalement élevé de motivation, se transforme en projet. Ce qui fut le cas.

«Je vais faire Miami-Montréal en kayak», me disait-il, y’a de ça quelques mois à peine. Ce sera ça LE plan. En décembre, il avait commandé les cartes marines, farfouillait les forums d’utilisateurs d’Adventure Islands , le kayak à voile en question, mais ne l’avait toujours pas en sa possession. L’audacieux projet prenait forme. J’avoue avoir été pris par surprise au début janvier, quand je lui ai demandé de me prêter son GPS, pour un p’tit trip à Porto Rico. Il m’a demandé: «Tu reviens quand?» Fin janvier, que je lui répondit. Il refusa ma demande, me disant qu’il serait déjà parti en Floride (avec le GPS, évidemment). Je ne croyais pas vraiment qu’il puisse partir avant mon retour, mais ça, c’était le sous-estimer. Une semaine plus tard, il avait le kayak et appréciait déjà les bikinis grands formats qu’offrent les plages du Sunshine state. Chanceux! Les maillots se font rares à Montréal en janvier.

Les dernières nouvelles de René, par téléphone, datent de dimanche (6 février). Après des escales à Pompano et à Peanut Island, il en était à sa 3e journée de navigation et se trouvait à Ste-Lucie, à midi. Je ne sais pas ce qu’il a fait depuis. L’escale à Pompano a sûrement été réhydratante. Son hôte, Bruno Munoz, nous a déjà accueillis, René et moi, le temps d’une soirée, il y’a de ça quelques années. Bruno sait choisir de bons vins.

Selon les dires de l’homme-coque (dans le sens de bateau), l’océan était d’une violence inouie, donc impraticable. C’est pas un drame en soi, puisqu’il a l’option d’emprunter l’«intercoastal» (canaux à l’intérieur des terres) et d’apprécier ce que les épargnés de la crise économique ont de plus beau à exhiber. Manoirs, yachts, et poules de luxe. René se moque bien des deux premiers.

Je suis un peu en retard dans mes posts. À mon image, j’imagine.

Rédigé par jean-jacques

2011/03/09 à 16:11

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Ta mère s’appelle-tu Nicole ?

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René, comme vous le savez, a entrepris son long voyage il y a quelques jours.  Son blog nous apprend qu’il a eu la présence d’esprit de prendre une photo pour immortaliser ce moment.  Il a eu du bol notre ami.  René nous raconte qu’un célèbre photographe de Miami promenait son chien, là même où il allait mettre son bateau à l’eau.  La prise de cette photo n’a pas été de tout repos.  Le paparazzi demandait à René de retirer son linge.  René rouspétait, expliquant que sa shape de marin ferait ombrage à son kayak et ferait oublier qu’il se lance dans une périlleuse aventure.  Et puis René nous dit qu’il blague, que seul un garde de marina traîne dans le coin.  Le pauvre gardien n’est pas doué avec les appareils photos.  Avec beaucoup de peine, il parvient tout de même à faire quelques clichés.  Jetez-y un oeil.  René les a affiché sur son blog.  Notez que la deuxième photo, ma préféré, nous montre un air que les proches de René lui connaissent bien.  On croit l’entendre dire “Ben wéyon, pèèèèèse,… pèse sul piton Joe.  Me semble qui faut pas un diplôme d’étude secondaire pour comprendre où peser.  Ta mère s’appelle-tu Nicole ?“.

Y a-t-il des périls, des dangers qui attendent notre jeune retraité ?  Je lui ai posé la question dimanche dernier.  “Y a-tu des choses dont tu te méfies durant ton voyage ?”  Il n’est pas sûr de comprendre ma question.  “J’veux dire, est-ce que tu te méfies des alligators, de ton GPS, de manquer d’eau. de la déshydratation, du soleil, des pirates, ché pas… as-tu des craintes ?”  “Oui, les bateaux, les gros bateaux, les bateaux qui, par mégarde, pourraient me foncer dedans”.  Il m’a confié qu’il n’avait pas grand chose pour signaler sa présence sur l’eau.  Une flash light placé en avant du kayak et son lap top ouvert, placé derrière.  J’ai posé une dernière question.  ”Sachant que tu ne peux coucher n’importe où parce qu’il est interdit d’accoster son embarcation à bien des endroits sur la côte est-ce dire que tu dois coucher dans ton kayak quand le rivage n’est pas hospitalier ?”   Réponse “Ben non !  Pourquoi tu me demandes ça ?  Si j’illumine mon kayak c’est pour naviguer la nuit alors qu’il y a du vent.  Du vent y en a pas tout le temps.  Si c’est à 3h du matin…  Ce René, c’est pas une tapette.

Rédigé par Marc-Hugo

2011/03/08 à 21:14

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Le ciel est bleu, la mer est calme….

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Ferme ta yeule pis rame.

J’ai enduré ce vers d’oreille toute la journée.

Je ne sais pas pour vous autres mais des fois je me dis, ouais, la vie est pas toujours facile. La plupart du temps, ce n’est même pas la vie comme telle qui n’est pas facile, c’est nous autre même, qui nous subissons nous-même par en dedans et qu’on se tape joyeusement sur nos propres nerfs. Et on se trouve des raisons facilement! Ça peut être parce que l’auto devant nous avance trop lentement  et qu’on a le goût de klaxonner joyeusement même si on sait très bien lire la pancarte lumineuse “élève au volant”, ou que nos enfants sont un peu tannants, ou que la pluie était trop mouillée. Bref, un autre jour où je n’ai pas gagné le million. Maudite affaire.

Ferme ta yeule pis rame.

Et tout-à-coup, une image me vient en tête; René sur son radeau, sans vent, soleil de plomb, une rame à la dérive, voile percée. Ooooooooooonnnnnnnnnn………. Et il fait ça volontairement.

Ça remet les choses en perspective.

Ça pourrait être pire, je pourrais être avec lui au milieu de nowhere. Arg, pitié, non.

Courage René, c’est pas parce que je ne t’envie pas que je ne t’admire pas! :D

Rédigé par Claudine Potvin

2011/03/08 à 20:54

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